CRIMINALITE FAUNIQUE: Le trafiquant de peau de léopard prend un mois ferme

Du nouveau dans l’affaire de criminalité faunique de Kédougou/ Moussala. Le troisième larron, propriétaire de la peau de léopard objet de l’infraction qui avait mené à l’interpellation des nommés Mouminou Touré et Seydou Mouhamadou a été condamné à 1 mois de prison ferme par le Tribunal d’Instance de Kédougou. Sonkolo Coulibaly a été arrêté le 11 novembre à Moussala à la frontière du Mali. Il était recherché depuis l’arrestation de deux de ses complices en flagrant délit de tentative de commercialisation d’une peau de léopard, une espèce intégralement protégée.

33ème INTERPOL Wildlife Crime Working Group : Un exposé sur la criminalité faunique présenté par la coordinatrice de EAGLE Sénégal

Du 5 au 9 décembre 2022, s’est tenue à Singapour, la 33ème réunion du Groupe de travail Interpol sur la criminalité liée aux espèces sauvages. Une rencontre qui a regroupé une centaine de fonctionnaires et agents des services chargés de l’application de la loi, experts, scientifiques et praticiens de divers secteurs, notamment de la société civile et du secteur privé pour échanger sur les approches, outils et techniques novateurs permettant de relever les défis actuels et émergents de la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages dans le monde. La rencontre a vu la présence de Cécile Bloch, la coordinatrice de EAGLE Sénégal qui a représenté le Réseau Eagle et a fait un brillant exposé sur la Criminalité faunique et ses connexions possibles avec le Terrorisme au Sahel.

CRIMINALITE FAUNIQUE : Un réseau de nigériens arrêtés à Kédougou et Moussala avec une peau de léopard

La lutte contre le trafic de peaux de léopard dans le Sénégal Oriental se poursuit. Après une arrestation il y a peine 10 jours à Tambacounda pour une lionne qui aurait été tuée en périphérie du parc et où  les auteurs avaient été interpellés avec des armes de guerre et munitions,  c’est le tour de Kédougou où le jeudi 17 novembre 2022, une opération mixte menée par la Direction des Parcs Nationaux  et les éléments de la Brigade de Recherche du Commissariat central de Police de Kédougou avec l’appui du Projet Eagle-Sénégal a conduit à l’interpellation de deux présumés trafiquants de faune concomitamment à Kédougou et Moussala dans le sud-est du pays. Le premier présumé trafiquant a été arrêté sur place à Kédougou en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation d’une peau de léopard, une espèce intégralement protégée par la loi n°86-04 du 24 janvier 1986 portant Code de la Chasse et de la protection de la faune au Sénégal, inscrit à l’annexe 1 de la CITES la plus restrictive en matière de commercialisation de cette espèce de grand félin.

Le Commissariat de Police de Kédougou a ensuite procédé à la frontière de Moussala, à l’arrestation d’un co-auteur de ce crime, lui aussi nigérien. Les deux présumés trafiquants ont été déférés au Tribunal de Grande Instance de Kédougou.

D’après Eagle-Senegal interrogé alors qu’une nouvelle année de lutte contre le trafic de faune s’achève au Sénégal, la zone Sud -Est du pays fait face depuis plusieurs années à un important trafic d’animaux sauvages en lien avec les trafics d’armes de guerre, de chasse, de munitions et de drogue. La proximité des frontières du Mali et des deux Guinées n’est pas anodine dans ce constat puisque d’après les résultats d’opérations de trafic de faune entre 2020 et 2022, il est constaté que des AK47 et munitions sont de plus en plus saisis et proviendraient du Mali et des deux Guinées. Que des bandes organisées en provenance du Mali feraient des incursions au Sénégal pour braconner rapidement et massivement notre faune sauvage afin de se procurer de la  » protéine de viande  » en grande quantité sans être inquiétés, grâce à la complicité de villageois sénégalais.

Toujours d’après le projet Eagle-Senegal interrogé, les liens entre le trafic de faune, les autres trafics et les activités terroristes sont un phénomène continental déjà bien reconnu. Toutefois nous notons que ces 2 dernières années dans le Sud- Sénégal le trafic d’armes de guerre, de calibre 12 et d’armes de poing ainsi que l’appartenance de certains trafiquants de faunes à des degrés différents à de possibles cellules présumées terroristes ou bandes armées rebelles s’impose de plus en plus à nous par petites touches constantes dans les résultats d’investigations et d’arrestations de trafiquants de faune. Aussi, s’il devient de plus en plus inquiétant de constater que le trafic de faune  conduit à un déclin progressif et inéluctable des derniers lions et léopards d’Afrique de l’ouest et que des liens à d’autres trafics sont prouvés, il est indispensable que nos tribunaux, lorsqu’ils traitent de trafic de faune avec des saisies d’AK47 et de stocks de munitions, apportent une riposte pénale à la hauteur des enjeux sécuritaires et environnementaux en stoppant les condamnations avec du sursis pour tous les trafiquants de faune ayant été arrêtés ou déjà condamnés avec des AK47 et munitions sur eux. Il nous semble indispensable que tous les acteurs de la sécurité publique au Sénégal s’associent dans cette lutte pour la conservation des espèces sauvages et le maintien de la paix au Sénégal.

CRIMINALITE FAUNIQUE : 3 mois avec sursis pour les braconniers de Diana

Le 28 octobre 2022, un groupe de quatre présumés trafiquants de faune qui étaient déjà connus des Parcs Nationaux et des services de Police de la localité et avaient déjà été pour certains condamnés à 2 ans de prison avec sursis pour détention, circulation, tentative de commercialisation de 2 peaux de léopards et plusieurs pattes d’oryctéropes (2 espèces intégralement protégées) dans le Parc National du Niokolo Koba (PNNK), ont à nouveau été interpellés pour les mêmes faits de braconnage et trafic de peaux d’animaux.

En effet, c’est vers la fin du mois d’octobre que l’ONG Panthera, une ONG américaine installée à Tambacounda et dont la mission principale est de préserver les derniers lions d’Afrique de l’ouest a sollicité l’appui du Projet Eagle Sénégal pour les appuyer à retrouver les auteurs d’un présumé crime ignoble. Ces 04 individus seraient en effet présumés coupables ou complices d’avoir abattu une lionne en périphérie du Parc. La lionne aurait eu avec elle 2 lionceaux. Les investigations menées de concert entre les Parcs Nationaux, l’ONG Panthera et le Projet Eagle ont permis d’apporter suffisamment d’éléments au Procureur de la République de Tambacounda qui a aussitôt saisi la Brigade de Recherche de Gendarmerie pour tenter d’aller interpeller les présumés braconniers dans leurs cachettes, ce qu’ils réussirent avec succès.

Malheureusement, la peau supposée de la lionne, à l’issue de l’arrestation et de la garde à vue des braconniers ne sera pas restituée aux autorités par les présumés criminels. Toutefois, lors de leur interpellation, une peau de ratel, un mammifère assez méconnu des sénégalais dont le repas préféré est le miel, est retrouvé chez les présumés braconniers. Ce sont aussi plusieurs fusils et munitions dont un fusil de guerre qui ont été saisis. Les 04 présumés braconniers ont été condamnés à 3 mois de prison avec sursis et sont donc libres.

Une nouvelle fois, cette opération a mis en évidence l’importance du commerce illicite de lions au Sénégal, des grands félins en général, malgré les efforts de conservation des autorités Environnementales Nationales et Internationales au Sénégal. Le Sénégal Oriental constituerait définitivement un haut-lieu de trafic et d’échanges de peaux de lions et de léopards. L’abattage de cette présumée lionne viendrait encore plus exacerber ce fléau et énerver les autorités environnementales puisque les deux lionceaux qui se seraient retrouvés seuls dans la brousse, sans protection de leur mère sont voués à une mort certaine.

Pour rappel, la lionne est une espèce intégralement protégée aux termes de l’article D36 du décret n°86-844 du 14 juillet 1986 portant code de la chasse et de la faune. L’espèce est gravement menacée en Afrique, vulnérable et en danger critique d’extinction. Le lion est inscrit sur la liste rouge de l’UICN (Union Internationale pour la Protection de la Nature). Il bénéficie d’une protection dans l’annexe II de la CITES. Le Sénégal possède une grande partie des derniers lions d’Afrique de l’Ouest. Nous avons donc le devoir et l’immense responsabilité de les protéger jalousement.

CRIMINALITE FAUNIQUE : Capture et commerce illegal de viande de crocodile et de peaux de leopards

 

La lutte engagée par le Ministère de l’Environnement contre le trafic de peaux de léopard dans le Sénégal oriental se poursuit et continue de démontrer que cette zone géographique est un haut lieu de trafic avec la saisie entre 2020 et 2022 de 25 peaux de léopard sénégalais ou parfois issus de la sous-région. Le Sénégal Oriental est de plus en plus clairement un point de braconnage massif, un passage obligatoire de transit transfrontalier ou de stockage, de ses majestueux félins sauvages qui font la fierté de l’Afrique auprès des touristes et sont pourtant intégralement protégés par les lois Sénégalaises comme par la convention de Washington que le Sénégal a ratifié. 

C’est ainsi que le vendredi 23 septembre 2022, une nouvelle opération d’arrestation a été organisée par la Direction des Parcs Nationaux de Tambacounda, le Commissariat Central de Tambacounda et l’appui du projet Eagle Sénégal pour interpeller un présumé trafiquant et braconnier en flagrant délit de possession, circulation et tentative de commercialisation de 02 peaux de léopards et de 02 peaux de crocodiles fraichement braconnés.  

Un constat alarmant avait déjà été dressé il y a 4 mois à travers la presse pour sensibiliser les populations de l’état inquiétant des populations de léopards en Afrique de l’Ouest. Eagle Sénégal expert en matière de trafic de faune en Afrique et présente au Sénégal depuis déjà 8 ans, avait fait constat d’un rythme alarmant de commercialisation des trophées de grands félins comme le léopard ces deux dernières années au Sénégal et des méthodes discrètes pour les braconner qui consistaient à empoisonner les grands félins.  

Nous devons tous ensemble poursuivre et encourager tous les efforts déjà déployés pour freiner ce trafic de faune sauvage, richesse naturelle inégalée de notre patrimoine africain, gage de notre survie à tous et ainsi maintenir une bonne stabilité environnementale, économique et sécuritaire en Afrique.

CRIMINALITE FAUNIQUE : Le sang de l’ivoire.

Le mercredi 27 juillet 2022 une opération de trafic de faune sauvage a eu lieu en plein cœur de la tranquille station balnéaire de Saly. Les éléments de la Brigade de Recherche du Commissariat Urbain de Saly, venue en appui de la Direction des Eaux et Forêts, avec le soutien d’EAGLE-Sénégal ont procédé en milieu d’après-midi à l’interpellation en flagrant délit d’un présumé dealer d’ivoire de nationalité Malienne qui tentait de vendre 19 bijoux en ivoire d’éléphant. L’ivoire d’éléphant, intégralement protégé au Sénégal, comme par la convention de Washington (CITES) que le Sénégal a ratifié, est classé au niveau  » *Zéro Tolérance commerce* « par les Nations Unies.

-Ce trafic est aussi nommé  » *Blood Ivory*(L’ivoire du sang « ) car il existe des des connexions dangereuses avec des groupes terroristes/rebelles très connus comme les Jenjaouids, la LRA, les Al Shabab (Al Qaida) qui finance en partie leurs actions sanglantes grâce aux revenus générés par la vente illégale d’ivoire d’éléphant. Pour rappel, un éléphant meurt toutes les 15 minutes sur le continent africain pour son ivoire. Un désastre pour la sauvegarde de l’espèce en Afrique, tandis que les éléphants asiatiques ont eu presque disparus pour les mêmes raisons. 
D’après Eagle-Sénégal, la saisie de bijoux en ivoire sculpté démontre un réseau bien organisé de vente d’ivoire à Saly aux touristes qui en font la demande. Les pièces d’ivoire sont tendres et fraîchement sculptées, ce qui démontre que de des défenses d’ivoire d’éléphants sont encore régulièrement importées de la sous-région vers le Sénégal pour les besoins du trafic. Il est également constaté que les trafiquants débordent d’imagination pour tromper les agents des eaux et forêts et des policiers puisqu’ils maquillent l’ivoire à vendre.

Si les faits qui sont reprochés à ce présumé trafiquant sont avérés, il risque une lourde peine d’emprisonnement puisque le code de la chasse et de la faune Sénégalais punie de peines d’emprisonnement et d’amendes (A. L32), quiconque détient, circule ou commercialise des ivoires d’éléphant. 

CRIMINALITE FAUNIQUE : Le trafic d’ivoire au cœur de Dakar

Criminalité faunique : la chasse aux trafiquants de peaux de léopard se poursuit au Sénégal oriental.

Alors que le monde célébrait la Journée Mondiale de l’Environnement le dimanche 05 juin 2022, le Sénégal frappait à nouveau durement contre un réseau de trafic d’ivoire d’éléphant à Dakar. Une espèce sauvage dont le commerce illégal de son ivoire est classé en ‘tolérance zéro » par les Nations Unies.

C’est dans la matinée du 05 juin 2022 qu’une opération d’arrestation mixte menée par les agents de la Direction des Parcs Nationaux, les éléments de Police de la Sûreté Urbaine du Commissariat Central de Dakar avec l’appui du Projet EAGLE – Sénégal a permis l’interpellation d’un présumé trafiquant d’ivoire aguerri dans ce business illégal. Ce dernier a été interpellé sur la voie publique en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation d’une défense d’un jeune éléphant, de 35 bracelets d’ivoire et de 20 bracelets en poil d’éléphant d’un poids total de 1,49kg.
Ce commerce illégal d’ivoire et de poils d’éléphant est d’autant plus grave que toutes les 15 minutes, un éléphant est abattu sur le continent africain, seulement pour lui prendre ses défenses en ivoire et ses poils qui ornent le bout de sa queue, pour en faire des bracelets tressés. Ce qui porte son abattage et son braconnage illégal entre 20.000 et 30.000 éléphants tués chaque année.
L’ivoire d’éléphant est aussi nommé Blood Ivory car des groupes terroristes ou mouvements rebelles tels que les AL Shabab, Janjawid, Boko Haram, LRA (Lord Resistance Army), reconnus, s’activent dans leur abattage avec férocité pour revendre leurs ivoires dans des réseaux de trafic connus et ainsi financer leurs activités.
Si rien n’est fait pour enrayer ce commerce illégal, les scientifiques évaluent la disparation totale de l’éléphant d’ici 20 ans sur l’ensemble du continent africain. Chaque citoyen sénégalais peut participer à la sauvegarde de l’éléphant et freiner son inexorable fin à court terme, par une action simple qui consiste à dire  » Non « , en refusant d’acheter tout objet, bijou en ivoire ou poils provenant de l’éléphant. L’éléphant au Sénégal est une espèce intégralement protégée par la loi n° 86-04 du 24 janvier 1986 portant Code de la Chasse et de la Protection de la Faune, soit une protection totale de ce pachyderme rare au Sénégal depuis 36 ans. L’éléphant est aussi farouchement protégé par son inscription à l’annexe 1 de la convention de Washington (CITES) qui régit l’interdiction totale de son commerce international. Le Sénégal a ratifié la Convention Washington en 1977 et entend bien la faire appliquer sur l’ensemble de son territoire. Ainsi, le présumé trafiquant d’ivoire risque une lourde peine d’emprisonnement, des dommages et intérêts et des amendes selon l’article L32 du Code de la Chasse et de la Protection de la Faune au Sénégal.

CRIMINALITE FAUNIQUE : Quatre présumés trafiquants de peaux de léopard tombent à nouveau à Tambacounda

Criminalité faunique : la chasse aux trafiquants de peaux de léopard se poursuit au Sénégal oriental.

Le Mardi 12 Avril 2022 à Tambacounda, une opération mixte menée par la Direction des Parcs Nationaux et les éléments de la Brigade de Recherche du Commissariat Central de Police de Tambacounda avec l’appui du Projet EAGLE Sénégal a permis l’interpellation de quatre présumés trafiquants de faune. Trois personnes ont été arrêtées sur la place en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation de deux peaux de Léopard et de trois pattes d’Oryctérope. Ces 2 espèces sont intégralement protégées par la loi n° 86-04 du 24 janvier 1986 portant Code de la Chasse et de la protection de la faune au Sénégal.
La brigade de Gendarmerie de la zone aurait par la suite procédé à l’interpellation d’un complice chez lui dans son village puis mis à la disposition des Parcs Nationaux.
La région de Tambacounda est très touchée par le trafic de faune et ce n’est pas la première fois que les hommes de loi interpellent des trafiquants. Cette situation devient inquiétante car il s’agirait de réseaux de braconniers bien organisés qui opéreraient dans le Parc National du Niokolo Koba depuis plus de 20 ans . Les peaux de léopards saisies seraient à nouveau originaires du Parc National du Niokolo Koba et les animaux auraient été abattus dans des conditions inhumaines. Quant à l’oryctérope, c’est une espèce totalement méconnue des sénégalais car il est extrêmement rare et farouche, ne sortant que la nuit, mais qui tout comme le léopard, est un animal en danger de disparation au Sénégal. Ces deux espèces sont intégralement protégées, personne ne peut donc les détenir, ni morts ni vivants et sont inscrits à l’annexe 2 de la Convention de Washington (CITES) qui réglemente la commercialisation de ces espèces fragiles . Le Sénégal a ratifié cette convention .
Si les faits qui sont reprochés à ses supposés braconniers et complices sont avérés, ils risquent une lourde peine d’emprisonnement, des dommages et intérêts et des amendes selon l’article L32 du code de la chasse et de la protection de la faune.

CRIMINALITE FAUNIQUE : 9 fusils de calibre 12 et une peau de léopard saisis à Kolda

Criminalité faunique : la chasse aux trafiquants de peaux de léopard se poursuit au Sénégal oriental.

Kolda est l’un des épicentres de la criminalité faunique, aux côtés de Tambacounda et Kédougou. Ainsi, la chasse ou le trafic de faune se poursuivent à nos frontières et si certains persistent à vouloir tuer des animaux sauvages protégés pour en faire un business illégal rentable, d’autres continuent à faire appliquer les lois pour préserver nos ressources naturelles tout en assurant la sécurité publique. 

En effet, le lundi 28 février, une opération mixte menée par les Parcs nationaux en collaboration avec la Police de Kolda, renforcés par les éléments de la Division des Investigations Criminelles (DIC), la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP) et l’appui du projet Eagle Sénégal a permis d’interpeller deux présumés trafiquants, l’un de faune sauvage et l’autre d’armes de chasse neuves en provenance de la Guinée Bissau. Les présumés trafiquants ont été arrêtés en flagrant délit de détention, de circulation et de tentative de commercialisation d’une peau de léopard, huit (8) fusils de calibre 12 et une arme de poing calibre 12.  

D’après nos informations recueillies, le léopard aurait été tué en Guinée Bissau et les armes proviendraient du même pays, où elles auraient été confectionnées dans des ateliers dédiés à leur fabrication.  Toutes ces armes à canon long et court seraient destinées au braconnage mais également à la défense physique illégale des personnes. Les deux présumés trafiquants sont actuellement entendus par les Parcs nationaux et la Police. Si les faits qui leur sont reprochés sont avérés, ils risquent de lourdes peines d’emprisonnement et des amendes car elles tomberaient sous l’article L32 L27 du Code de la chasse et de la protection de la faune ainsi que des articles 8 et 9 de la loi n° 66-03 du 18 Janvier 1966 relative au régime général des armes et des munitions au Sénégal.  

Le trafic de faune sauvage dévoile de plus en plus au grand public sa vraie dangerosité qui est celle de non seulement de décimer la faune sauvage africaine à une vitesse indécente, mais en plus, ses connexions régulières et dangereuses établies par les Nations Unies, avec les trafics d’armes, de stupéfiants.  

Au Sénégal, ce n’est pas la première fois que les hommes de loi saisissent des contrebandes de faune et d’armes illégales ou de stupéfiants en même temps. Ces armes illégales sont en vente « sous le manteau » au Sénégal, avec des calibres de puissance létale, donc pouvant donner la mort. Cette saisie de contrebandes rappelle les enjeux de la sécurité publique qui doit rester une priorité pour le maintien de la paix au Sénégal.  

CRIMINALITE FAUNIQUE : à la frontière sénégalo-gambienne, une Guib Harnaché saisie des mains d’un présumé trafiquant à Keur Ayib

Malgré la répression, les trafiquants trouvent toujours les moyens de contourner les contrôles. Ces derniers temps, la cartographie de la criminalité faunique s’est étendue à la frontière sénégambienne, après les zones de Tambacounda et Kédougou. Lors d’un contrôle rigoureux, le 19 décembre dernier, un agent de la Police des frontières de Keur Ayib (Paf), a découvert dans un bus effectuant la liaison Sédhiou-Dakar, une Guib Harnaché, partiellement protégée par l’article D37 du Code de la chasse et de la protection de la faune sénégalaise. Le présumé trafiquant de faune a été pris en flagrant délit de détention et circulation d’un bébé Guib harnaché. «Le présumé trafiquant de faune, qui n’avait jusqu’alors jamais été inquiété par la Justice, n’en serait pas pourtant à son premier coup d’essai et s’enrichissait illégalement depuis des années, grâce à ce commerce interdit d’animaux sauvages», informe-t-on.
Pour l’instant, le présumé trafiquant a été placé en garde à vue. Et il risque gros, si les faits qui lui sont reprochés étaient avérés, car sa peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à un an et une amende jusqu’à 1 200 000 F Cfa, selon l’article L32 du Code de la chasse et de la protection de la faune. Car nul ne peut posséder, faire circuler ou commercialiser des animaux sauvages au Sénégal, sans se référer et se soumettre aux lois de protection de la faune.
Il faut noter que la jeune Guib serait capturée en Casa­mance, après l’abattage de sa mère. Lors de sa découverte dans le carton, elle avait du mal à se lever tant le contenant dans lequel elle était habilement dissimulée, était petit. Son état de santé est bon et elle a immédiatement été prise en charge par les services de la Direction des parcs nationaux, avec l’appui du projet Eagle Sénégal.
Il faut rappeler qu’entre 2020 et 2021, les opérations menées par les ministères de l’En­vironnement et la Direction générale de la police, en collaboration avec le Projet Eagle Sénégal, auront abouti à la saisie de 134 animaux vivants et 58 animaux sauvages morts, sans compter plus de 20 kilos d’ivoire, 48 griffes de léopards et 31 dents d’hippopotames. Il faut aussi savoir que «la criminalité faunique entraîne dans son sillage, une déstabilisation économique et sécuritaire».