Criminalité faunique : Trafic de faune à Kédougou, six mois de prison ferme pour les deux trafiquants de peaux de léopards

Revenons sur les faits. Il y a quelques jours , le Mercredi 17 Mars 2021, les Parcs Nationaux du Sénégal, en collaboration avec le Commissariat Central de la Police de Kédougou et l’appui du projet Eagle-Sénégal avaient interpellés deux présumés trafiquants de faune en possession de 3 peaux de léopards (dont un bébé léopard de 4 mois) et 17 ivoires d’hippopotames qu’ils s’apprêtaient à vendre . Ces espèces bénéficient d’un statut de protection fort au Sénégal et sont donc intégralement protégées par la loi car elles sont malheureusement en voie de disparition sur l’ensemble du continent Africain. Leur détention, capture , abattage ou commercialisation par quiconque est donc fortement punie par les textes de lois nationaux et internationaux .
Ainsi ce Mercredi 24 Mars 2021, le Tribunal d’ Instance de Kédougou a statué sur cette affaire de trafic de peaux de léopards et condamné les deux trafiquants à chacun d’une peine de 6 mois d’emprisonnement ferme. Des peines qui sont à saluer et encourager au regard de l’importance, de la sensibilité et de l’urgence à préserver ces deux espèces emblématiques de l’Afrique et de notre patrimoine naturel à tous , en faisant front contre ce trafic illégal et récurent d’animaux sauvages au Sénégal et dans la sous-région.

Sur la route du déclin des léopards d’Afrique de l’Ouest ?

Le Mercredi 17 Mars 2021, une opération d’arrestation de deux présumés trafiquants de faune a été menée par la Direction des Parcs Nationaux, avec la collaboration étroite du Commissariat Central de Kédougou, de Monsieur le Procureur de la République de Kédougou et de l’appui du projet Eagle-Sénégal. Les deux présumés trafiquants de faune ont été surpris dans un hôtel de la place, en flagrant délit de circulation détention, tentative de commercialisation de 3 peaux de léopards, 17 ivoires d’hippopotames et 1 peau de Hyène. Les deux présumés trafiquants ont été entendus sur les faits qui leur sont reprochés et affirmeraient que toutes ces contrebandes proviennent du Sénégal, dans la région du Parc National du Niokolo Koba dernier havre de paix de la grande faune sénégalaise; mais aussi du Mali et de la Guinée Conakry. Si les faits qui leurs sont reprochés étaient avérés ils risquent une peine d’un an d’emprisonnement , des dommages et intérêts et amendes selon l’article L32 du code de la chasse et de la protection de la faune portant sur la détention, la circulation, et la commercialisation d’espèces protégées ainsi que sur l’importation illégale d’espèces annexées à la Convention de Washington, aussi nommée “CITES” que le Sénégal a ratifié et se doit de la faire appliquer sur l’ensemble du territoire nationale .

JANVIER 2021 : Encore un trafiquant de faune arrêté à Tambacounda avec 1 peau de léopard importée.

Le 28 janvier 2021, à Tambacounda un trafiquant de faune, ancien ASP (Agent de Sécurité de Proximité), a été arrêté en flagrant délit de détention, circulation, commercialisation et importation illégale d’une peau de léopard, une espèce intégralement protégée au Sénégal et par la Convention de la CITES sur les restrictions de commercialisation internationale des espèces sauvages protégées.

JANVIER 2021 : 2 trafiquants de faune arrêtés avec 1 peau de léopard et une arme de guerre avec ses munitions.

Le 26 janvier 2021 à Tambacounda, une opération de lutte contre le crime faunique a permis l’interpellation de 2 présumés trafiquants de faune, d’une arme de guerre de type AK47 et ses munitions, d’une peau de léopard fraîchement abattu, de 14 ivoires d’hippopotame. Cette opération a été menée par les Parcs Nationaux de Tambacounda, en collaboration avec le Commissariat Central de Tamba et l’appui d’Eagle-Sénégal. Ils sont poursuivis pour les faits de détention, circulation, commercialisation de contrebandes de faune intégralement protégée.
Le trafic de faune sauvage, en plus d’être une calamité pour la préservation de certaines espèces de faune dans leur milieu naturel, est un vecteur majeur de transmission de zoonoses entre l’animal et l’homme (Covid-19, Grippe aviaire…) et connaît des connexions dangereuses reconnues, comme le trafic d’armes, de drogue, les groupes terroristes.
Ils sont en infraction au regard de l’article L32 du code de la chasse et de la protection de la faune ainsi que de l’article 8 de la loi n° 66-03 du 18 Janvier 1966 relative au régime général des armes et des munitions.

Octobre 2020: Un trafiquant de perroquets protégés  interpellé à Thiaroye

Le dimanche 11 octobre 2020 , à la suite d’une longue enquête de cybercriminalité et plusieurs dénonciations aux services compétents ,  la Direction des Eaux et  Forêt et les éléments de la Sûreté Urbaine de Dakar , appuyés par Eagle-Sénégal ont procédé à l’interpellation  d’un présumé trafiquant de perroquets en flagrant délit de détention commercialisation très régulière de perroquets de type Sud Américain , Africain , Australien , sans permis CITES , sans aucun papiers d’accompagnement ou permis de commercialisation au Sénégal .A la suite de la dénonciation du 1er interpellé sur ses fournisseurs , une perquisition dans la région de Thies a été organisée. Les perroquets Gris du Gabon saisis lors de ce flagrant délit auraient été faussement bagués à la patte pour justifier de leur commercialisation alors même  qu’ils sont intégralement protégés et ne peuvent faire l’objet d’une quelconque commercialisation régulière au Sénégal et encore moins être importés ou exportés du Sénégal car ils sont protégés par la Convention de Washington à son Annexe 1 , interdisant tout commerce International  de cet oiseau à son état sauvage. Quant au Ara Aranaura , originaire d’Amérique du Sud qui a lui été aussi  saisie en flagrant délit de commercialisation , il ne possédait lui non plus , aucun document d’accompagnement en bon et dû et forme avec la législation sénégalaise et la CITES.  Rappelons que tous ces perroquets dit ” d’ornement et de compagnie” , sont strictement contrôlés et protégés par le code de la chasse et de la faune du Sénégal et par l’organe de gestion  CITES basé à la direction des Eaux et Forêts  et de la Chasse a Dakar et qu’il convient pour ne pas participer à leur disparition à l’état sauvage a cause de leur trafic intensif et ainsi tomber en infraction de détention,  commercialisation et circulation de ses espèces partiellement ou intégralement protégées de se rapprocher de ces dits services avant leur acquisition,  détention,  circulation , commercialisation

Octobre 2020: Arrestation de 2 Tranfiquants de griffes de Lions à Dakar

La lutte contre la criminalité faunique se poursuit avec la traque des trafiquants d’espèces protégées. Et ce jeudi 08 Octobre 2020, à Dakar, une nouvelle opération en collaboration avec les éléments de la Sûreté Urbaine de Dakar, la Direction des Parcs Nationaux et l’appui de Eagle-Sénégal, a encore produit ses effets. Cette fois-ci, il a été procédé à l’interpellation de 2 présumés trafiquants complices, un Indienne et un Nigérien. Ils sont pris en flagrant délit de détention, circulation et commercialisation de 48 griffes de Lion qu’ils s’apprêtaient à vendre. Les deux présumés trafiquants de faune sont en infraction au Code la chasse et de la faune du Sénégal en son Article L32 portant détention, circulation et commercialisation d’espèces sauvages protégées. Ils   sont actuellement entendus pour les besoins de l’enquête par la Police et les Parcs Nationaux. Les griffes ont subi un prélèvement pour extraction de leur ADN grâce à l’appui du projet de l’ONG PANTHERA qui oeuvre notamment à la survie du lion et du léopard dans le Parc National du Niokolo-koba, afin d’en déterminer leur provenance géographique rapidement. En effet, il s’agit bien de 3 lions abattus en Afrique de l’Ouest où l’espèce est en passe de disparaître de la carte, ce qui serait extrêmement grave. 

Octobre 2020 : Deux chinois arrêtés à l’AIBD avec de l’ivoire de baleine protégée.

Dans la nuit du 04 au 05 Octobre 2020, les fins limiers de la Cellule Aéroportuaire Anti Trafic (CAAT) ont vu juste et interpellé deux (02) voyageurs  de nationalité Chinoise en partance pour la Chine à l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass (AIBD). Une fouille minutieuse  de leurs bagages a permis la saisie surpenante de  16 dents en ivoire  de cachalot , un cétacé géant de 35.000kg de la famille des baleines présents en Afrique de l’ouest et  en voie d’extinction tant il a été surpêché , braconné jusqu’à la fin des années 1990 où son etat de survie etait si inquiétant que l’organe de la  CITES  le classait à l’annexe 1 (Aucun commerce  international possible ). Son ivoire un peu similaire à celui de l’éléphant est très prisé .Pour cette raison il fait l’objet d’un braconnage intensif en mer  malgré son interdiction totale de pêche. 
La fouille a également  permis de saisir ,  38 .5 kg d’ ailerons et intestins séchés de thon obèse,  une espèce de poisson lui aussi  plus que menacé par la surpêche et donc lui aussi classé en annexe 2 de la CITES un organe Internationale dont le Sénégal a ratifié la convention pour contrôler le commerce international des espèces menacées . Les 2 présumés trafiquants de faune marine qui auraient avoué avoir eux même péché ces animaux ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête des Eaux et forêts et de la Chasse et des douanes.  L’identification exacte des espèces bien transformées pour tromper la vigilance des autorités aéroportuaires  a été réalisée avec l’appui et l’expertise de EAGLE-Senegal. Ils seraient  en  infraction à  la Loi n° 86-04 du 24 janvier 1986 portant Code de la Chasse et de la protection de la faune et à la Convention sur le Commerce des Espèces de faune et de flore menacées d’extinction (CITES) ainsi qu’au Code sénégalais des Douanes.

18 JUILLET 2020: Arrestation de 3 braconniers à Kolda

Le samedi 18 juillet, sous la supervision du Procureur de Kolda, une équipe mixte composée des agents et éléments des Parcs Nationaux, du Commissariat Central de Kolda, de la Brigade de Gendarmerie Territoriale, appuyée par le projet Eagle-Sénégal ont procédé à l’interpellation de 3 personnes présumées trafiquants de faune en possession, circulation et commercialisation d’une peau de Léopard, une espèce intégralement protégée et menacée de disparition, 1 peau de serval, 17 peaux de Guibs harnachés, différentes espèces de mammifères africains et 2 cornes de Guibs.
L’information est d’un communiqué de la direction des parcs nationaux parvenu à la rédaction hier, dimanche 19 juillet. La source précise que la saisie fait suite à une opération similaire qui a eu lieu à Tambacounda où 4 peaux de léopards fraîches avaient été saisies.
Finalement, 25 peaux au total ont été saisies sur le principal prévenu ainsi que 32 morceaux de viande de brousse braconnés de guibs torréfiées, destinées à la consommation humaine et 1 manche d’une arme de chasse. Toutes les peaux, d’après les enquêtes menées, pourraient provenir du Parc National du Niokolo Koba dans lequel un des présumés trafiquants exercerait illégalement la chasse depuis plus de 30 ans », poursuit le document.
Les prévenus sont actuellement entendus à la Brigade Territoriale de Gendarmerie de diaobé. sur les faits de détention, circulation, commercialisation et acte de chasse illégal, ils pourraient écoper de peines de prison et d’amendes très sévères , constate-t-il.

JUIN 2020: arrestation de 02 trafiquants de peaux de Léopards à Tambacounda

Le jeudi 11 juin 2020 à 12h53, à Tambacounda, à l’issue d’une longue enquête, la Direction des Parcs Nationaux, appuyée par le Commissariat Central de Tambacounda et le projet EAGLE-Sénégal ont procédé ensemble à une opération majeure de lutte contre ce fléau qu’est devenu le trafic d’animaux sauvages africains. C’est ainsi que 2 présumés trafiquants de faune ont été interpellés dans un restaurant de la place en flagrant délit de détention, circulation, commercialisation d’espèces de faune intégralement protégées.
Dans leurs sacs sur eux aussitôt saisis, étaient dissimulés 4 peaux de léopards, dont une peau d’un très jeune léopard âgé de moins d’un an et deux peaux de crocodiles elles aussi intégralement protégées. Les 02 prévenus risquent des peines de prison ferme ainsi que des amendes conséquentes pour ces 4 léopards qui ne donneront plus jamais l’occasion de générer joie et fierté sur le visage des enfants et des adultes venus visiter ce célèbre Parc National au Sénégal.

COVID 19 :  L’EFFET « BOOMRANG » DANGEREUX DU TRAFIC DE PANGOLIN EN AFRIQUE.

D’après les investigations de EAGLE au Sénégal, le pangolin bien que discret est présent sur le territoire Sénégalais où il fait l’objet d’un trafic annuel entre le Mali et le Sénégal pour la communauté Asiatique. Au Sénégal, le traitement de la criminalité faunique est effectif. La révision des textes de lois à ce sujet, pierre angulaire à une meilleur riposte contre ce crime, est en cours et devrait apporter des outils plus efficaces dans le traitement de cette forme de criminalité.Une collaboration étroite et forte existe depuis 2014 entre les différents Ministères concernés par la lutte contre le trafic de faune et le projet« EAGLE Sénégal » (Eco Activists for Governance and Law Enforcement), une organisation Américaine, pionnière et leader dans ce domaine en Afrique. Cette organisation accompagne et appuie activement les services de l’Etat en particulier le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable et le Ministère de l’Intérieur dans la lutte contre cette forme particulière de criminalité environnementale et sécuritaire. Grâce à cette collaboration fine, depuis 2014, le Sénégal renforce progressivement sa volonté de freiner ce trafic et affiche des taux de résultats bien supérieurs à certains pays voisins en termes de lutte contre le trafic de faune sauvage. Le Ministère de l’Environnement, par ses deux directions des Eaux et Forêts et de la Chasse (DEFCS) et des Parcs Nationaux (DPN) avec l’appui de la Direction Générale de la Police (DGPN) et du projet EAGLE Sénégal ont ainsi confisqué ces 6 dernières années, des contrebandesde faunes natives du Sénégal ou de la sous-région dont certaines sous-régions touchées par le virus EBOLA (lui aussi transmissible de l’animal sauvage à l’Homme !). Ainsi, ont été saisies et confisquées plus de 3500 peaux et pièces de diverses espèces protégées (lion, léopard, crocodiles, python, singes, antilopes, servals, loutres, chauve-souris etc….), plus de 1800 animaux sauvages vivants destinés à l’exportation illégale Internationale (perroquets, perruches, tortues etc..)et plus de 2000 objets en ivoire d’éléphants. Pour ces saisies majeures, ce sont plus de 70 trafiquants qui ont été interpellés, jugés et condamnés, pour des faits de détention, circulation commercialisation, abattage d’espèces protégées selon l’article L32 et L27 du code de la chasse.Cette lutte engagée par le Sénégal, pour la survie des espèces de faune sauvage, dont notre propre survie est étroitement liée doit se poursuivre et se renforcer. Cette pandémie dont le pangolin africain est braconné et commercialisé illégalement à l’International est le vecteur principal du COVID19 au même titre que la chauve-souris l’est pour EBOLA, sont la preuve irréfutable du bien fondé de cette lutte pour la sécurité des États. Il est devenu impératif de reconsidérer la criminalité faunique comme une priorité de tous les États Africain. Le trafic de faune sauvage engendre des monstres silencieux bien dangereux car il génère notamment des revenus illicites annuels de plus de 20 milliards de dollar,menace lapaix des États Africains, grâce au financement facile que procure ce commerce à des groupes terroristes reconnus tels que la LRA, les Janjawid, les Al Shabab, vide nos précieux Parcs Nationaux de sa faune, appauvrit le peuple africain de ses ressources naturelles et fait planer un énorme risque de santé publique. C’est notamment le cas avec cet effet « boomerang » du trafic de pangolin africain, qui non seulement génère une crise économique, sécuritaire et environnementale en amont, mais en aval, retourne à sa source , l’Afrique,  avec le COVID19.

« La cruauté envers les animaux peut devenir violence envers les hommes ». Cette citation prémonitoire de l’actrice américaine Ali MacGraw ressurgit à l’heure où la pandémie du COVID-19 met à l’épreuve les systèmes sanitaires les plus modernes et étend ses tentacules dans toutes les régions du monde. Pour en trouver les réponses, les recherches scientifiques se sont très tôt tournées vers les origines de ce nouveau virus et ont mis en cause très rapidement les relations entre l’homme et les animaux sauvages. En réalité, l’hypothèse retenue reste que le virus issu de la chauve-souris, n ‘étant pas transmissible à l’homme a transité par le pangolin pour infecter l’homme et le pangolin est aujourd’hui considéré comme « l’hôte intermédiaire » de ce virus mortel.Une étude dirigée par Christine Kreuder Johnson, Professeur d’épidémiologie, publiée dans le journal de recherches biologique « Proceeding of the Royal Society B » considère que les animaux sauvages menacés d’extinction représentent deux fois plus de risques de zoonoses que les espèces dont le risque d’extinction provient d’autres facteurs que les humains. (Pour rappel une zoonose, est une transmission d’un agent pathogène infectieux résident sur un animal, transmis à l’humain.)Le pangolin africain, petit mammifère écailleux très discret, théoriquement présent au Sénégal et intégralement protégé sur notre sol (Interdiction de le posséder mort ou vif et de le commercialiser), est aujourd’hui l’espèce africaine la plus trafiquée vers l’Asie, juste avant lerhinocéros, l’éléphant et le lion. Le kilo d’écailles de pangolin est estimé à 1000 US Dollars sur le marché Asiatique. Si ça viande  est le « nec le plus ultra » au niveau gustatif, ses écailles qui recouvrent son corps comme une armure, auraient des vertus médicinales chinoises, plus précisément sur les problèmes d’impuissance sexuelle. Il  faut  noter que, malgré le coup de fouet que cette pandémie nous inflige, son trafic est si majeur en Afrique, que sa viande et ses écailles se vendent toujours librement sur les marchés du Gabon, d’Afrique Centrale, du Cameroun etc. Où, après sa vente, il voyage en morceaux ou écailles bien dissimulées dans des sacs. Une opération en collaboration avec EAGLE (Eco Activists for Governance and Law Enforcement) a eu lieu au Cameroun il y à peine 8 jours seulement et une saisie de 50 kg d’écailles de pangolin à vendre a pu être réalisée.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est pangolin.jpg.